La VFG tout au long de la vie : de nombreuses aînées ont été victimes de violence fondée sur le genre tout au long de leur vie. Ces violences prennent différentes formes au fil du temps. Dans les relations intimes, la violence physique peut évoluer vers des violences plus psychologiques et un contrôle coercitif permanent, des gestes qui peuvent être plus difficiles à reconnaître mais qui sont tout aussi néfastes. 1
Les femmes aînées 2SLGBTQI+ et les personnes non binaires plus âgées sont exposées à des risques supplémentaires de VFG, tels que la discrimination dans les maisons d’hébergement, pour les soins de santé et les soins de longue durée, où leur identité de genre ou leur orientation sexuelle peuvent ne pas être reconnues, voire les exposer à de mauvais traitements les ciblant.2
Violence tardive : certaines femmes plus âgées sont confrontées pour la première fois à de la VFG à un âge avancé en raison de changements dans leur vie tels que la retraite, la détérioration de leur état de santé ou leurs responsabilités en matière de soins. La violence et les mauvais traitements peuvent provenir de leur partenaire intime, de leurs enfants adultes ou d’autres membres de leur famille.
Mauvais traitements par les aidants : les mauvais traitements infligés par les aidant.e.s, qu’il s’agisse de membres de la famille, de partenaires ou de spécialistes rémunérés, peuvent prendre la forme de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou financières, ainsi que de négligence (par exemple, le refus de prodiguer des soins ou d’administrer les médicaments nécessaires). À mesure qu’ils vieillissent, les hommes sont aussi plus vulnérables à ce type de maltraitance, ainsi qu’à l’exploitation et à la coercition financière.
Coercition financière et exploitation : la coercition financière, le vol, la contrainte à modifier des documents juridiques et la manipulation des avoirs sont des formes courantes de violence fondée sur le genre qui rendent les aînées vulnérables sur le plan économique, isolées et incapables de subvenir à leurs besoins fondamentaux. Ces actes de maltraitance peuvent être commis par un partenaire intime, des membres de la famille, des amis ou, dans les institutions, par le personnel.
Violence sexuelle et coercition : les femmes aînées sont victimes de violences sexuelles qui sont peu dénoncées en raison de la stigmatisation, de la honte et des mythes qui nient l’existence de la sexualité chez les femmes plus âgées.
Au-delà des frontières et des crises : dans les zones de conflit et les situations de crise, les aînées sont également exposées à des risques accrus de VFG, notamment le viol comme arme de guerre, la violence sexuelle, l’exploitation et la maltraitance. Ces risques sont aggravés par l’âgisme, les déplacements forcés, la rupture des réseaux sociaux et un accès limité à des mesures de protection ou à la justice. Les femmes aînées peuvent être particulièrement visées en raison de leur vulnérabilité apparente, de leur isolement et de leur manque de mobilité.
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1. Les recherches indiquent que si la violence physique peut diminuer à mesure que les couples vieillissent, la violence psychologique et émotionnelle dans le contexte du contrôle coercitif peut persister, voire s'accentuer. Cette transition est souvent liée à l'évolution des rapports de force, aux problèmes de dépendance ou aux situations de prise en charge dans la vieillesse. Voir : The experience of intimate partner violence among older women: A narrative review - PubMed (nih.gov)
2. Voir Egale : Bien vieillir et bien vivre pour les aîné.es LGBTQI au Canada : conclusions de l’enquête nationale (2023)