Le langage utilisé peut être quelquefois controversé et parfois même traumatisant. Tous les efforts ont été faits pour en tenir compte et reconnaître l'impact des mots et de la catégorisation sociale et pour éviter la stigmatisation et l'altérisation.
Âgisme :
L'Organisation mondiale de la santé définit l'âgisme comme « les stéréotypes (notre façon de penser), les préjugés (nos sentiments) et la discrimination (notre façon d'agir) envers les autres ou soi-même en fonction de l'âge ». L'âgisme joue un rôle important dans la dévalorisation et la dissimulation des conditions de vie et des histoires des personnes âgées victimes de VFG.
Maltraitance des aîné.e.s :
Également appelé maltraitance des personnes âgées ou mauvais traitements, la maltraitance des aîné.e.s est habituellement considérée comme une catégorie distincte de la violence fondée sur le genre. Celle-ci découlerait des vulnérabilités associées au vieillissement plutôt que des dynamiques liées au genre. L'Organisation mondiale de la santé la définit comme : « La maltraitance des personnes âgées consiste en un acte unique ou répété, ou en l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime. Ce type de violence constitue une violation des droits de la personne et englobe les violences physiques, sexuelles, psychologiques ou morales; les abus matériels et financiers; l’abandon; le défaut de soins et l’atteinte grave à la dignité ainsi que le manque de respect ».
Nous reconnaissons que le terme « aîné.e » diffère du terme « Aîné » tel qu'il est utilisé dans les communautés autochtones et communautaristes, où il désigne des chefs respectés et des gardiens et gardiennes du savoir.
Violence fondée sur le genre :
La violence fondée sur le genre (VFG) est une forme de violence fondée sur la norme du genre et les rapports de force inégaux, perpétrée à l'encontre d'une personne en raison de son sexe, de son orientation sexuelle, de son identité de genre, de son expression de genre ou de son genre perçu. La VFG peut prendre de nombreuses formes, notamment la violence physique, sexuelle, psychologique, émotionnelle et financière, ainsi que la violence facilitée par les technologies. Elle se produit à la maison, dans les lieux publics, à l'école, dans le milieu de travail et en ligne. La violence entre partenaires intimes et la violence conjugale et certaines formes de violence familiale, ainsi que la violence sexuelle, sont comprises dans la violence fondée sur le genre.
Intersectionnalité :
D'autres types de discrimination viennent s'ajouter à l'expérience d'invisibilité et de marginalisation vécue par les femmes âgées. L'intersectionnalité décrit les systèmes de discrimination ou de préjudices qui se chevauchent et sont interdépendants. En plus de l'âgisme, les femmes âgées sont victimes de discrimination fondée sur leur race, leur sexe, leur orientation sexuelle, leurs capacités, leur statut, leur langue, leur emplacement géographique et leur religion. Ses répercussions peuvent être constatées dans les statistiques relatives à la santé mentale, à la santé physique, à la toxicomanie, au logement et au niveau de pauvreté. Les multiples formes de discrimination augmentent l'exposition à la violence sexiste. Les femmes et filles autochtones, les femmes noires ou racialisées, les femmes immigrantes ou réfugiées, les personnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer, intersexuées ou de la diversité des genres, les femmes handicapées et les femmes vivant dans des communautés du Nord, rurales et éloignées sont davantage exposées à la VFG.
À consulter : Bilan de 2021-2022 - Canada.ca
Les femmes :
Bien que les femmes représentent plus de la moitié de la population de la planète, elles restent une classe subordonnée en fonction d'une vision patriarcale du monde. Les femmes de 55 ans et plus sont au centre de ce projet, non pas pour en exclure les autres, mais afin de remédier à l'invisibilité historique des femmes âgées pour les services de lutte contre la VFG et les efforts de prévention. Nous reconnaissons aussi que les personnes âgées de la diversité des genres ont été tout autant effacées des données, des services et du discours public. Leurs expériences en matière de préjudices, de résilience et d'identité sont différentes, mais elles méritent elles aussi de connaître la sécurité, la reconnaissance et du soutien.
Victime - personne survivante :
Fait référence aux personnes qui ont été victimes de VFG et sert à rendre compte de la complexité de leurs expériences de vie et à reconnaître à la fois leurs souffrances et leur résilience.
Ressources :
Des hyperliens vers d'autres ressources sont fournis dans tout le Guide. Une liste complète de ces ressources se trouve dans la dernière section de cette publication.

Le RCPMTA renforce la sensibilisation, le soutien et les capacités pour une approche pancanadienne coordonnée en matière de prévention de la maltraitance et de la négligence envers les personnes ainées. Nous promouvons les droits des personnes aînées par le biais de la mobilisation des connaissances, la collaboration, la réforme des politiques et l’éducation.
Le projet Fleurs sauvages/ Wildflower est une initiative de cinq ans menée par le RCPMTA et guidée par un groupe de partenaires provenant de nombreux secteurs, notamment les refuges, les maisons de transition et d’hébergement temporaire, les services de lutte contre la violence faite aux femmes, la prévention de la maltraitance des personnes aînées et les services communautaires de soutien aux adultes âgés.
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